La baladodiffusion : une compagne de voyage parfaite

Mon père, Raynald Lesage, est décédé le 4 janvier 2012, à la suite d’une maladie peu connue qui affecte environ 7 personnes sur 100 000 : la sclérose latérale amyotrophique (SLA). En résumé la SLA,  également connue sous le nom de maladie de Charcot ou de maladie de Lou-Gehrig, est un trouble neuromusculaire. Elle est causée par la destruction progressive des neurones moteurs qui envoient des « messages » électriques du cerveau jusqu’à la moelle épinière ou de la moelle épinière jusqu’aux muscles. Ces cellules commandent les mouvements musculaires.* Ainsi, plus la maladie avance, moins la personne atteinte est en mesure de bien parler, de bouger ou tout simplement de marcher.

Mon père, âgé de 69 ans, est parti trop tôt, trop vite. Il n’a pas eu le temps de réaliser tous ses rêves, et Dieu sait qu’il en avait beaucoup. Un de ses rêves le plus cher était de marcher le célèbre pèlerinage Saint-Jacques-de-Compostelle, qui consiste en une marche de plus de 30 jours de la France à l’Espagne. Vous connaissez? Si non, je vous invite à faire une recherche sur Google.

Donc, le Chemin Saint-Jacques-de-Compostelle, ce long et beau pèlerinage de presque 800 kilomètres, je le répète, à la marche, mon père l’avait commencé en 2007 et en 2008, mais il n’a jamais pu la terminer : la maladie commençait déjà à faire des ravages et nous, autant que lui, en avions aucune idée.

En avril 2012, le deuil devenait de plus en plus difficile pour moi. J’avais de la difficulté à accepter le fait que mon père avait quitté ce monde… Je me suis dit : je dois faire quelque chose pour enfin réussir à faire la paix avec Dieu, mais surtout, pour accepter, au moins un peu, sa mort (et me dire qu’il ne souffre plus où il est présentement). C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’aller terminer ce pèlerinage pour mon père et de marcher les kilomètres qu’il lui restait à parcourir, soit plus de 500 kilomètres.

C’est ainsi que, le lundi 10 août 2012, j’ai pris l’avion pour l’Europe et que le lundi 13 août, je commençais à marcher sue ce beau et mystérieux Chemin. Je n’étais pas certaine de le terminer : on s’entend que marcher 500 kilomètres à environ 30 kilomètres par jour, ça ne se fait pas en cliquant des doigts. Ça prend un moral d’acier et une volonté du tonnerre. Par contre, si vous vous posez la question, oui, je l’ai fait : j’ai marché 501,3 kilomètres en 18 jours (au lieu 21 jours, tel que je l’avais planifié).

Aide de la technologie

J’entre maintenant dans le vif du sujet, après cette longue introduction : la baladodiffusion. Avant de partir en voyage, j’ai dû faire une introspection, donc apprendre à me connaître un peu plus. Je savais que je ne pouvais pas partir sans avoir quelque chose à écouter pendant que je marche, que ce soit de la musique ou…? Ou quoi, exactement, me suis-je mise à penser? C’est ainsi que j’ai commencé ma recherche sur la technologie qui était à ma disposition pour faire ce long et grand voyage, qui a été en fait le plus beau voyage de ma vie, jusqu’à date. Je ne pouvais pas avoir accès à Internet en marchant (très dispendieux) alors des fichiers d’échange comme YouTube ou Vimeo étaient hors de question.

Miro aurait été un logiciel pratique, maintenant que je l’ai étudié un peu, mais vu que j’avais déjà un iPhone et que j’adorais utiliser iTunes, j’ai décidé de me tourner vers ce dernier.

J’ai donc téléchargé (et payé, important de le préciser) beaucoup de musique avant de partir ainsi que les albums du drôle et sympathique François Pérusse. Une chance d’ailleurs que j’avais téléchargé quelques albums sur mon iPhone avant de partir parce que j’ai trouvé comment utiliser mon mini lecteur MP3, que mon conjoint avait gentiment remplit de chansons, lors de ma dernière journée de marche!

J’ai aussi trouvé, sur Internet, les meilleurs podcasts qu’on ne peut pas trouver sur le marché pour ce genre d’aventure : des cours d’espagnol (et je m’en allais en Espagne!). J’ai donc téléchargé plus de 20 leçons d’espagnol sur mon iPhone avant de partir. Ces podcasts m’ont fait oublier, pour quelques instants à la fois, la douleur dans mes pieds, dans mon corps entier, et surtout, la chaleur lors de longues journée de marche.

J’ai également beaucoup utilisé les fichiers de partage pair-à-pair puisque j’avais créé un groupe Facebook dans lequel je mettais des vidéos de mon voyage pour mes amis(es) et ma famille qui ne pouvaient pas être avec moi. Beaucoup plus simple de télécharger une vidéo sur Facebook que de l’envoyer à tout le monde par courriel (et le fichier n’aurait probablement pas passé de toute façon). Avoir su par contre comment utiliser Flickr, j’aurais eu la chance d’envoyer beaucoup plus de photos à mes amis(es) qui n’avaient pas Facebook, mais qui désiraient suivre mon périple. Mais bon, ces derniers ont dû se contenter de quelques courriels.

En résumé, mon pèlerinage sur le Chemin Saint-Jacques-de-Compostelle a été un pèlerinage 2.0 : la technologie était bien présente, avec moi, mais ma marche en n’était pas moins spirituelle et surtout, ça m’a permis de faire, un peu, la paix avec la mort de mon père et, bonus, de réaliser ce grand rêve pour lui.

 

* http://sante.canoe.ca/condition_info_details.asp?disease_id=4

 

 

Hummm… donuts.

Vous avez certainement déjà regardé Les Simpson. Pour ma part, je les regardais souvent il y a quelques années pour apprendre l’anglais (autant le faire sous le signe de l’humour). Donc, dans plusieurs émissions des Simpson, Homer Simpson, le personnage principal, lorsqu’il n’avait aucune intention d’écouter ce que les gens disaient autour de lui, ou simplement dans un moment d’incompréhension du sujet discuté, s’évadait dans sa tête, ce qui lui permettait de totalement décrocher de la conversation en cours. Ainsi, lors de ces moments d’évasion, Homer pensait souvent à sa nourriture préféré, soit les beignes. On l’entendait donc dire, dans sa tête évidemment : Hummm… donuts.

Pourquoi je vous parle d’Homer Simpson? Parce qu’en lisant le contenu de la semaine 7, tout ce que je me disais dans ma tête c’était : Hummm… donuts, en faisant évidemment référence aux moments d’incompréhension du fameux Homer Simpson. Pourquoi? Parce qu’il m’était difficile de comprendre la leçon, tout simplement.

J’avais déjà vu le lien RSS sur certains sites Web, j’avais une vague idée de ce que c’était des signets, mais jamais au grand jamais j’avais entendu parler des logiciels comme RssReader, RSSOwl, Lamooche, ou bien de StumbleUpon ou Reddit.

Alors, comme toute bonne étudiante, je me suis lancée dans l’exploration de ces sites. Voici ce que j’en ai pensé :

RssReader : le site a l’air trop ‘’amateur’’, un peu cheap  et ne m’inspire pas confiance. Je ne m’y suis pas attardé trop longtemps;

RSSOwl : j’ai mieux aimé ce site que le RssReader. Clair, informatif, belle apparence, il inspire ma confiance;

Lamoooche : je me suis inscrite à celui-là, juste parce que je trouve le nom drôle et attirant et il est en français. Ne me jugez pas : dites le haut et fort et vous allez me comprendre. À bien y penser, c’est peut-être être aussi le manque de sommeil des dernières semaines, à cause d’une bonne grippe et d’une grosse bronchite, qui me fait rire aussi facilement.

Donc, mon inscription sur Lamoooche (hi! hi!) a été très éducative. Je me suis inscrite à quelques fils que je voulais suivre, surtout reliés à la santé, l’alimentation et l’exercice. J’aurais aimé avoir les RSS de mon employeur, soit le Mouvement Desjardins, mais je ne l’ai pas trouvé. Soit parce que je suis sur un site français, soit je ne cherche pas à la bonne place ou soit je n’ai pas compris encore le fonctionnement du RSS. Va savoir…

Par contre, je ne suis pas encore totalement vendue pour le RSS, parce que je le trouve quand même difficile à utiliser et je n’ai pas le temps de m’y familiariser totalement. À mesure que le cours d’intro aux médias sociaux avance, je me rends aussi compte qu’il y a de plus en plus de logiciels, d’information, de sites, que je devrais lire ou m’adonner, mais le temps me manque. J’ai déjà de la difficulté à passer au travers mes nouvelles Facebook et Twitter, imaginez si j’ajoute en plus les nouvelles par RSS.

 Il y a quand même de l’espoir : je suis abonnée au lecteur par navigateur pour recevoir des nouvelles de Desjardins sur mon compte Hotmail parce que je m’intéresse beaucoup à ce que l’on dit sur mon employeur. C’est quand même fascinant de savoir que j’utilisais le fil RSS sans m’en rendre compte. Au moins là, je peux faire ma savante et tenter de le mentionner dans une conversation entre amis.

Les signets

(75 minutes plus tard…)

Ah, vous êtes encore là? Désolée, je me suis perdue dans l’exploration de StumbleUpon, qui me rappelle quand même étrangement Pinterest, mais en mieux! Qu’il est intéressant de naviguer à travers ce site! Wow, j’en suis encore épatée. Je crois bien que celui-là va valoir la peine que je m’y attarde plus dans l’avenir… et surtout, trouver le temps de le faire.

Le temps me manque pour explorer Reddit (le souper ne se fera pas tout seul… avoir su, j’aurais parti la mijoteuse ce matin!), mais je le trouve toute de même moins attirant, en apparence, même si certains sujets me semble tout de même pertinent. Je suis quand même allée visiter le site pour voir comment Jim Watson avait répondu aux questions des citoyens et j’en ressors un peu plus éduquée : merci, cours d’introduction aux médias sociaux.

En terminant, vous avez une recette facile à faire pour souper? Le goût de cuisiner est soudainement disparu. J’aimerais mieux explorer StumbleUpon.

 

Dropbox est maintenant mon ami

Un soir d’hiver en février, je quitte mon travail vers 16 h 30, épuisée, mais contente du travail accompli. Je suis d’autant plus heureuse d’avoir (enfin!) trouvé le temps de terminer un projet et de l’envoyer au montage pour le graphiste, qui est également un bon ami à moi. Son nom c’est Julien et il habite à Sudbury. Mon ami Julien est très à l’affût des nouvelles technologies et des nouveaux logiciels : un bon gars très compétent, très fiable et aussi très  »nerd » (je l’aime comme ça). Par exemple, dernièrement, il a regardé une conférence de Sony pendant deux heures, qui parlait de la venue d’une nouvelle console de jeu, soit le Playstation4. J’ai trouvé ça  »cute », surtout que ces deux jeunes enfants ont regardé la conférence avec lui.

 Bon, je divague. Ça doit être les effets de la grippe qui me talonne depuis bientôt une semaine.

 Où en étais-je? Ah oui, mon ami Julien.

 Si je vous parle de lui, c’est tout simplement parce que c’est grâce à lui que je connais Dropbox, et que je l’utilise dans le cadre de mon travail. Mais, dans les circonstances de mon travail, j’ai surtout eu à consulter des documents au lieu d’en partager. Donc, un soir d’hiver en février, je quitte le travail et je retourne à la maison. Après le souper, les lunchs sont faits, ma lecture pour mon cours à La Cité Collégiale est faite, il me reste plus qu’à regarder mes émissions préférées en direct du Web, confortablement installée dans mon divan.

 Tout à coup, j’ai un mauvais pressentiment. J’envoie un texto à Julien, lui demandant s’il a reçu le travail que je lui ai envoyé, qui était dû, j’ai oublié de le préciser, le lendemain. Voici ce que ça donne :

Moi : Juju, ça va? Comment avance le projet que je t’ai envoyé tantôt?

Julien : Quel projet?

Moi : Celui que je t’ai envoyé vers 16 h 15 avec la mention urgente pour le lendemain?

Julien : Rien reçu.

Moi : (…) T’es sérieux?

Julien : Oui.

Moi : Tu niaises pas?

Julien : Non.

Moi : (je vous épargne ma réponse…censure obligée)

 Je panique. Il est 20 h. Je me connecte, par le biais d’une application sur mon iPhone, aux courriels de mon travail et je vois que le projet a bel et bien été envoyé, MAIS, les fichiers sont trop lourds et il n’a pas passé (le réseau Intra et Extra de Desjardins est TRÈS sécurisé). Je me dis : c’est la poisse (je vous épargne encore ce que j’ai réellement dit). Je tente plusieurs choses : renvoyer le courriel en différentes parties, envoyer ledit courriel à mon compte Hotmail, pour voir si ça passerait pas mieux (on ne sait jamais), tenter de télécharger le courriel et les documents dont j’ai besoin sur mon ordinateur par le biais de mon iPhone (ça ne se fait pas, en passant) mais rien à faire, je ne peux pas accéder à mes documents.

 Et là, après plusieurs minutes de gossage, je me rappelle que j’avais sauvegardé le travail sur une clé USB et que cette clé, je l’avais avec moi. Super, me dis-je en moi-même, je vais pouvoir l’envoyer de nouveau par courriel à Julien, mais par Hotmail (qui est beaucoup moins capricieux que le serveur de mon travail). Et c’est là que Julien me dit que le document est encore trop gros, ça ne passera pas par courriel (découragement total).

 Voici la suite (et la fin) :

Julien : Dépose ton document sur Dropbox.

Moi : J’ai jamais fait ça, je sais pas comment faire.

Julien : C’est facile, tu vas voir.

Moi : Ok. J’ai pas trop le choix, je vais essayer.

Julien : Si t’as des problèmes, appelle-moi.

 Des problèmes? Je n’en ai jamais eu. Ce nouvel outil de travail, enfin, c’est nouveau pour moi, est simple d’utilisation, même à 21 h le soir après une longue journée de travail. J’ai donc pu m’endormir paisiblement en sachant qu’en arrivant au bureau, le lendemain, j’aurai reçu le document de Julien. D’ailleurs, j’ai même eu quelques modifications à faire pendant la journée et Julien a pu le faire sur son ordinateur de la maison, mais à partir de son travail. Je vous le dis, il est génial ce Julien.

 Sur ce, je retourne me coucher. Je dois soigner cette grippe qui me colle dessus depuis trop longtemps. Je devrais peut-être travailler de la maison cette semaine afin de ne pas contaminer tout le monde. Avec des outils comme Dropbox, ça rend la tâche beaucoup plus facile.

Je suis quétaine et je l’avoue

Là, vous vous dites certainement : de quoi parle-t-elle et surtout, quel est le lien avec la question de la semaine? Ne vous inquiétez pas, je ne vous laisserai pas sans réponse.

Mon blogueur préféré est… (roulement de tambour – vous l’avez fait dans votre tête, n’est-ce pas?) Patrick Leroux. Vous le connaissez? Non? Alors avant de lire ce qui suit, je vous invite à consulter quelques instants son site Internet : www.patrickleroux.com.

Vous êtes de retour? Merveilleux. Donc, je disais que mon blogueur préféré était Patrick Leroux et que j’assumais mon penchant quétaine. Si je dis que ça fait, justement, quétaine, c’est que beaucoup de mes connaissances me l’ont dit quand je parle de lui. Mais bon, je les soupçonne secrètement à l’aimer, eux aussi, ce cher M. Leroux, mais en cachette.

 Un peu d’histoire…

Ma première rencontre avec ledit M. Leroux remonte au temps où je demeurais dans le Nord de l’Ontario, soit à Sudbury. Il était venu animer une conférence sur la motivation pour le Mouvement Desjardins (aussi mon employeur à l’époque). J’ai tout de suite cliqué sur lui : je l’ai a-d-o-r-é. En conférence, il est tout simplement exquis par sa façon de parler, de bouger, de nous faire rire, de nous inclure dans sa conférence et surtout, de nous faire réfléchir. Ainsi, à la pause – non, je n’ai même pas attendu la fin de sa conférence ! – je suis allée m’inscrire à sa liste d’envoi, ce qu’il appelle son Bulletin du Succès.

 Tout d’un bon blogue

Sous forme de blogue, il envoie, une fois par semaine (√ pour la fréquence), un bulletin qui fait de la motivation à  »l’eau de rose », dont certain pourrait le qualifier, mais qui pour moi m’aide à passer à travers une autre semaine de travail qui s’annonce ardue et très occupée. Il utilise des phrases simples, un langage familier et les textes sont courts à moyennement long (√ pour la rédaction), bien que parfois je le trouve un peu trop vendeur (il doit quand même avoir son gagne-pain). Il met aussi de belles images qui ont souvent tendances à me faire sourire (√ pour l’intérêt des lecteurs et l’apparence), mais la différence entre ses blogues et son site Web n’est pas évidente (on ne peut pas tout avoir !). Par contre, chaque article est accompagné d’une date de mise en liste, la liste des billets est affichée par ordre de parution et il en est de même pour les commentaires des lecteurs, qui eux aussi sont présentés dans le bon ordre (√ pour la continuité). Enfin, il envoi son blogue à sa liste d’envoi à chaque semaine (par abonnement); je n’ai donc pas à aller le chercher moi-même sur le Web (√ pour la facilité).1

Connaissez-vous quelqu’un qui n’aimerait pas un conférencier qui, dans son vidéo d’introduction, lance des phrases comme :

– Si tu veux voler comme un aigle, tient-toi pas avec des dindons;

– Plus tu lances au but (projets), plus tu vas ‘’scorer’’ (réussite). Arrêter de niaiser avec le ‘’puck’’;

– Pas de risque, pas de récompense;

– Il n’y a pas de mauvaises personnes… juste des personnes à la mauvaise place;

– Il faut se tenir avec des gens qui sont énergisants, plutôt qu’énergivores.

Alors, allez-vous y jeter un autre petit coup d’œil, vous abonnez à sa liste d’envoi pour le Bulletin du Succès? Car le rêve ultime de M. Leroux est d’inspirer plus de 1 000 000 de personnes à tous les lundis matins. Allez-vous l’aider à atteindre ce but?

 Avec 185 millions de blogueurs et plus dans le monde, je crois bien que M. Leroux tire très bien son épingle du jeu.

1.      Raymond Morin, Comment entreprendre le virage 2.0, Collection Entreprendre, pages 68-69

TD : une institution financière qui se démarque

On dit souvent : le gazon semble toujours plus vert dans la cour des voisins. Eh bien, dans le texte ci-dessous, vous verrez que c’est vrai, malheureusement pour moi.

L’entreprise qui semble avoir beaucoup de succès sur Facebook est la page TD Money Lounge – Canada, un compétiteur direct du Mouvement Desjardins, pour lequel je travaille depuis bientôt 7 ans. Pourquoi suis-je une adepte de la page d’un compétiteur? Parce qu’il ne faut pas se gêner pour voir ce que les autres font et surtout, s’en inspirer.

Pourquoi la page Facebook de la TD? Parce qu’elle est tout simplement géniale, drôle, pas toujours axé sur leurs produits et surtout, très divertissante. Laissez-moi vous donner un exemple.

La TD a mis une photo d’une marmotte portant un foulard, entouré de quelques flocons de neige, avec la phrase suivante : 6 more weeks of winter or early spring –what’s your prediction? Avec ce statut, j’aime le fait que la TD a utilisé une situation cocasse de tous les jours pour créer de l’engouement sur sa page, et ça l’a fonctionné! Ainsi, ce statut sur la marmotte a reçu 232 mentions  »J’aime », 83 commentaires et 51 partages. Ce qui en vient à ce qui était écrit dans nos lectures de cours, de la très pertinente Diane Bourque(1) : partagez du contenu pertinent et surtout diversifié, en plus de ne pas toujours être centré sur votre entreprise, mais plutôt sur ce qui intéresse les adeptes de la page. Et ça marche, croyez-moi ! Je l’ai essayé d’ailleurs sur la page Facebook de mon employeur, Caisse populaire Trillium, dont je suis l’administratrice. En effet, la semaine dernière, soit dimanche, j’ai écrit un mot d’encouragement pour les employés et la direction de la Fromagerie St-Albert qui a été complètement ravagée par les flammes. J’ai eu 20 mentions  »J’aime » avec ce statut et 99 personnes ont vu la publication : ce qui n’était presque jamais arrivé avant. Ça m’a fait réfléchir et je crois bien qu’à l’avenir, je vais tenter d’avoir des statuts plus généraux, tout en glissant une fois de temps en temps des statuts sur les produits et les services que nous offrons. D’ailleurs, je viens de me rappeler : l’affiche que j’ai mis annonçant la fin des sous noirs a elle aussi été partagé (je crois avoir bien compris le message)!

En continuant ma lecture de la page TD Money Lounge –Canada, j’ai eu la chance de me péter les bretelles aussi par contre. En effet, la TD a publié des photos d’employés qui, par exemple, ont déblayé l’entrée principale de la banque ou enlever la neige sur la voiture de certains clients (vendredi dernier). Moi, je l’avais fait avant eux, en décembre dernier, en publiant une photo de mon patron en train d’enlever la neige à l’un de nos centres de services. Ah! Le gazon était plus vert chez moi (pour quelques minutes seulement, mais quand même).

Enfin, tout ça pour dire que j’aime bien la page de la TD et que si un jour je devais changer d’institution financière, c’est vers la TD que je me tournerais. Pour la page Facebook oui, mais pour d’autres raisons aussi (j’adore leurs publicités, entre autres).

Noël : respecter son budget?

Un autre élément de jalousie de ma part envers la TD? Elle a mis sur pied, en 2011, une application sur Facebook qui nous aide à acheter nos cadeaux de Noël et surtout, à respecter son budget. Facile à utiliser, cette application s’installe en quelques étapes seulement(2). Parions que si la moyenne des canadiens avait utilisé cette application, le taux d’endettement des foyers canadiens n’aurait pas connu une si grande augmentation, surtout depuis que le taux d’endettement des foyers canadiens a dépassé celui des foyers américains(3) en 2012.

En terminant, je serais curieuse d’ailleurs de voir combien de personnes travaillent dans leur département de médias sociaux, et plus précisément combien de personnes s’occupent de la page Facebook. J’ai rarement vu une page d’une institution financière avoir autant de partage du contenu de la part des adeptes.

N.B. J’aurais voulu vous partager une photo… d’un chien habillé avec du linge de la TD. Très drôle, surtout que le message était : « Ruff » morning? Cheer up, January’s almost over!. Résultat ? 663  »J’aime », 94 partages et de nombreux commentaires. Peut-être qu’un jour mes chats se retrouveront sur la page Facebook de ma caisse.

 

1. http://dianebourque.com/2011/03/16/10-astuces-conseils-trucs-ajouter-des-adeptes-page-facebook/

2. http://www.newswire.ca/en/story/888971/new-td-app-on-facebook-delivers-tailored-gift-ideas-for-your-holiday-shopping-list

3. http://blogue.economistesquebecois.com/2012/03/14/le-taux-d%e2%80%99endettement-des-menages-canadiens-est-il-vraiment-inquietant/

Les natifs numériques : la génération du changement

Les moins de 25 ans, ou les natifs numériques, représentent, pour un très grande partie des entreprises et ce, peu importe le secteur d’affaires, LA génération à séduire. Ils sont, pour plusieurs, une vraie mine d’or.

Mais attention, ils sont plus revendicateurs, confiants, donc, par le fait même, mieux préparés à crier haut et fort les injustices dont ils se croient victimes. Ainsi, par la bande, ils sont moins influençables, et de surcroît, ils sont mieux informés et posent plus de questions sans se gêner.

Prenons par exemple le domaine dans lequel je travaille, soit les finances. Dans le cadre de mon travail comme conseillère en communications, il m’arrive souvent de côtoyer certains natifs numériques lors de présentations orales, sur le budget et le crédit, que je fais dans les écoles secondaires, en compagnie d’une de mes collègues. Lors de ces présentations, je réalise de plus en plus que les natifs numériques sont plus informés, tel que mentionné ci-haut, par le genre de questions précises qu’ils posent. Effectivement, un élève a déjà posé la question suivante : si la carte de crédit X a un taux d’intérêt de 13 %, votre carte de crédit a un taux d’intérêt de combien? Ça m’a un peu surpris de savoir qu’un jeune du secondaire connaissait par cœur le taux d’une carte de crédit quand, sans vouloir trop me prononcer à travers mon chapeau, la majorité des Canadiens ne serait même pas capable de nommer le taux d’intérêt sur leur carte de crédit. Enfin, moi, quand j’étais au secondaire, connaître le taux d’intérêt des cartes de crédit ne faisait pas partie de mes priorités.

Les natifs numériques, ceux et celles qui ont grandit avec Internet, sont plus revendicateurs, donc ne se gênent pas pour crier haut (et très fort!) les injustices dont ils se croient victimes. Quelques mots suffisent pour exprimer ce constat : la célèbre crise étudiante au Québec. En plus d’utiliser les médias sociaux comme moyen (très efficace) de propagande de leurs propos, les natifs numériques impliqués dans le conflit étudiant utilisaient les médias sociaux pour rassembler le plus grand nombre de personnes possibles. Et ce fût un succès puisque l’une des manifestations dépassait les 200 000 personnes : une des plus grandes manifestations étudiantes dans l’histoire du Québec, à ma connaissance. Je peux affirmer avec certitude que sans les médias sociaux, sans ces utilisateurs du web 2.0, la crise étudiante n’aurait pas pris cette proportion et n’aurait jamais durée aussi longtemps.

 LA génération à séduire? Et pourquoi pas? Les natifs numériques représentent, pour mon employeur, de futurs acheteurs de maison, qui auront des cartes de crédit, possèderont de l’épargne, de placements, et j’en passe. Les séduire? Pas si facile que ça. Ils sont sceptiques, nous mettent au défi et nous questionnent sans gêne. Ils me font parfois sentir comme si moi, quand j’avais leur âge (je me sens vieille tout d’un coup), je n’avais pas vécu  »dans le bon sens du monde »  puisque je n’ai pas fait partie intégrante de cette ère du web 2.0. Enfin, au moins, dans mon temps (ouch!), on passait beaucoup plus de temps à fouiller à la bibliothèque de l’université au lieu de chercher, bien confortablement dans le confort de son salon, sur Wikipedia ou Google, au moyen d’une tablette numérique.

Mais vous savez quoi? J’ai confiance en l’avenir avec les natifs numériques. Je crois qu’ils sauront changer le monde, un geste virtuel à la fois.

 

Tout sur moi

Je suis en état de panique. Pas vous? Après avoir lu la documentation de la deuxième semaine de cours et surtout, après avoir écouté le blogue de Radio-Canada, je ne comprends pas pourquoi vous ne l’êtes pas. Allez, laissez-moi le plaisir de vous inviter dans ma bulle de panique…

1)      10 % des renseignements sur nous auraient été fournis par nous, le reste est donc créé par les autres;

2)      Un profil Facebook qui contient moins de 200 amis(es) est considéré privé. J’en ai plus de 400;

3)      Le mot de passe que j’utilise le plus souvent contient le surnom de mon père ET j’utilise ce mot de passe pour presque tous mes comptes (je n’ai pas une bonne mémoire);

4)      Des experts affirment que l’on a raison de se préoccuper des données qui circulent sur nous en ligne, car elles ne sont pas toujours protégées;

5)      Une compagnie est même venue à contrôler le nombre de courriels que les employés envoyaient par jour (à bien y penser, je pense que ça peut être une bonne idée);

6)      Et j’en passe…

Je.suis.désensibilisée. Voilà, je l’ai avoué. Ça fait du bien! J’ai toujours été très naïve de penser que toute l’information qui circulait sur Internet, spécialement par les médias sociaux, n’appartenait qu’à moi. En fait, naïve est peut-être un mot un peu fort : mal informée? Je ne me suis jamais posée la question non plus, jusqu’à ce jour, et croyez-moi, ma vie sur les médias sociaux va changer.

Je vais commencer par lire les sections qui traitent de confidentialité, en commençant par Facebook et Hotmail. Un grand ménage s’impose. J’avais par contre déjà commencé à le faire sur Facebook en effaçant régulièrement l’information que j’y mets (il y a de l’espoir), par exemple d’anciens statuts ou de vieilles photos, et j’avais aussi enlevé mon endroit de travail et les établissements scolaires que j’ai fréquentés. Un autre défi aussi sera d’avoir moins de 200 ami(es) sur Facebook. Ce sera difficile je crois, parce que je me pose constamment la question : ai-je vraiment besoin de rester en contact avec cette personne là? Et, la plupart du temps la réponse est  »non », mais d’un autre côté, je me dis : et si un jour elle pouvait m’aider, me rendre service? Enfin, j’ai quand même commencé à le faire depuis quelques mois et je suis passée de 550 amis(es) à  417 : un bon début.

Ensuite, je vais changer mes mots de passe (aïe aïe aïe ma mémoire!), ils sont bien trop faciles à deviner.

Finalement, je vais aussi sensibiliser les personnes qui m’entourent au sujet de la sécurité et la protection de la vie privée lors de l’utilisation des médias sociaux, comme mes neveux et mes nièces. Si moi j’ai été mal informée ou désensibilisée jusqu’à maintenant, je veux leur éviter que ça leur arrive.

Pour moi, la question posée en lien avec le blogue de la deuxième semaine, soit quels sont les moyens que je prends pour protéger ma vie privée et ma sécurité lorsque j’utilise les médias sociaux ou le Web en général, se traduit plutôt en quels seront les moyens que je prendrai. Merci de m’avoir ouvert les yeux ! J’espère qu’il n’est pas trop tard.