Ce que j’aurais fait de plus : Lassonde 2012

J’ai bien aimé lire le blogue d’Antoine Dupin* : La gestion de Lassonde sur les médias sociaux. C’est un blogue très intéressant, vivant et surtout, pertinent. Ce que je trouve bizarre par contre est qu’avant de lire ce blogue, je n’avais pas entendu parler de cette histoire. Faut croire que je ne vois pas tous les statuts de mes amis(es) et connaissances parce que je connais au moins une dizaine de personnes qui ne se seraient pas gênées pour partager et surtout critiquer négativement cette histoire-là. Parfois, je trouve que les gens partagent plus et facilement les histoires négatives. Enfin, c’est une toute autre histoire.

Sur la situation

Donc, en lisant le blogue de M. Dupin, je suis bien d’accord de dire que la compagnie Lassonde s’est est quand même bien sortie. Bravo pour la visite du président chez Mme Kudzman : tout simplement brillant.

Il y a effectivement une chose que j’aurais fais différemment par contre. Si je me fie à l’historique présenté par M. Dupin, le premier commentaire négatif est apparu autour de 9 h le matin. Il a fallu toute une journée pour que Lassonde réplique quelque chose : une grave erreur ! En fait, je vois ça comme une erreur d’amateur qui ne s’y connait pas trop en médias sociaux. Est-ce que l’équipe de communications se sont dit : n’avertissons pas le président tout de suite. Attendons voir ce qui se passe. Enfin, je crois que Lassonde le sait maintenant : même si nous sommes en congé de Pâques, il faut avoir une veille des médias sociaux en place. Le monde des médias sociaux est une grande ruche autour de laquelle tourne de nombreuses abeilles (les internautes) prêtes à sauter sur n’importe quelle histoire négative, de la partager et encore plus d’exprimer leur point de vue à qui veut l’entendre, au plus grand auditoire possible.

Et après?

Après, j’aurais fait ce que toute compagnie devrait faire, logiquement : réparer les pots cassés. J’aurais fait produire de nombreux outils promotionnels aux couleurs de la compagnie, en mettant l’emphase sur le fait que c’est une compagnie canadienne, afin de faire comprendre aux gens que la compagnie ne va pas nulle part, malgré tout ce qui tourne de négatif autour de cette histoire. Aussi, j’aurais augmenté mon budget de commandites, participer à un très grand nombre de festival (kiosque compris), publié un rapport social dans les journaux, faisant état des dons qu’à remis l’entreprise (si je me souviens bien, Lassonde a déjà été commanditaire de certains clubs de soccer au Québec), et surtout, je ferais sortir mon président plus souvent ou, dans le cas de la photo affiché sur Facebook, le chef de l’exploitation, Jean Gattuso. Les gens le connaissent plus maintenant, alors il devrait en profiter pour aller au devant de, comme disait mon père, au lieu de rester derrière son bureau.

Aussi, j’en aurais profité pour refaire mon site Internet : il est platte, sans vie, non intéressant et ne reflète pas vraiment le vrai standing d’une compagnie comme Lassonde (allez voir, ça vaut la peine : http://www.lassonde.com).

Je vous invite également à faire une recherche Google avec le mot-clé Lassonde… Cette saga ne se retrouve pas dans les premiers choix d’articles ou de site Web. Une réussite de la compagnie, qui a bien écarté la crise!

Finalement, j’ai été très impressionnée de voir que la compagnie Lassonde avait engagée Michelle Blanc, consultante, conférencière et auteure (spécialisée en réflexions, veille, stratégies de destion et marketing Internet – ouf, quel titre ! –), après leur première mauvaise expérience sur les médias sociaux.

D’ailleurs, dans son blogue du 10 avril 2012**, Mme Blanc ne se gène pas pour le dire qu’elle a été engagé par Lassonde. Elle fait d’ailleurs une bonne blague : Je « suis fière des débuts de mon client, M. Gattuso, sur son blogue et sur Twitter (malgré le fait qu’il soit complètement dans le jus (…) ». Lassonde, dans le jus, get it? 🙂

Je vous quitte en vous laissant sur un commentaire très intéressant de François S., publié le mercredi 11 avril, à la suite du blogue de Mme Blanc : Ce qui m’attriste, c’est que ça tombe sur une compagnie d’ici, qui avait jusqu’à maintenant une feuille de route quasi impeccable via son profil bas (peu de gens connaissaient vraiment Lassonde tout en consommant allègrement de leur produits.) Nous sommes à une époque où les gens ont envie d’en découdre, se cherchent des combats. C’est bien correct. Mails il faut aussi savoir s’arrêter et ne pas trop s’acharner. Boycotter Oasis, comme l’a recommandé Guy A. Lepage, suivi par des milliers d’autres? Les concurrents sont Pepsico et Coca-Cola. Si on sortait la feuille de route judiciaire de ces grosses corporations, juste pour voir? Pourtant, ce sont eux qui vont bénéficier de ce boycott, surtout pas les 700 familles que Lassonde emploie au Québec.

C’est exactement ce que j’ai dit plus haut et ce, sans avoir lu le commentaire de François S. avant : n’est-ce pas merveilleux?! 😉

* http://www.carrementplus.net/2012/04/10/la-gestion-de-crise-de-lassonde-sur-les-medias-sociaux/

** http://www.michelleblanc.com/tag/deborah-kudzman/

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Réalité augmentée : le positif et le négatif

 

En faisant les lectures de cette semaine, je suis restée surprise : j’avais déjà imaginé des situations de réalité augmentée dans le passé et ce, bien avant que la technologie des téléphones intelligents ne soit sur le marché. Rien de trop extravagant quand même, mais je m’en tape quand un peu les bretelles.

Vous êtes prêts à être ébloui par mon idée de génie? Vous êtes assis? Allons-y.

Imaginez-vous en voiture, vous vagabondez tranquillement sur l’autoroute, vous chantez à tue-tête votre chanson préférée… tout va bien. Vous prenez votre temps puisque vous n’êtes pas pressé. Un moment donné, vous décidez quand même de dépasser une grosse et longue caravane devant vous : vous n’êtes pas pressé, mais rouler 80 km à l’heure dans une zone de 90 km est un peu trop lent. Ainsi, pendant que vous êtes en train de faire ce dépassement, vous voyez arriver dans votre rétroviseur une autre voiture qui elle, roule à plus de 130 km à l’heure. Excusez l’expression : elle vous colle au cul. Pourtant, la voiture voit bien que vous êtes en train de dépasser la grosse caravane, donc que vous ne pouvez pas accélérer trop, de peur de vous faire prendre par la police pour excès de vitesse (vous roulez 100 km à l’heure pour dépasser la caravane, soit dit en passant).

Soudainement le chauffeur s’impatiente et vous colle encore plus au cul (scusez-la). Vous faites quoi? Parce que le chauffeur commence royalement à vous taper sur les nerfs. Vous vous en doutez, freiner ne vous avantage pas et accélérer non plus (n’oublions pas la possibilité de présence policière). Rien faire ne fait pas parti de la solution (question d’orgueil). C’est exactement à ce moment-là que ma solution de réalité augmentée à fait surface : et si j’étais capable, un jour, de parler directement à la personne qui est derrière moi pour lui dire, gentiment de surcroît, de décoller de mon derrière de voiture? Ça, ça serait le summum de la réalité augmentée : entrer le numéro de plaque d’une voiture qui est devant ou derrière nous pour parler directement au chauffeur par le biais d’une machine installée dans les voitures. Je jubile d’avance.

Un peu fou comme idée? Peut-être. Mais je ne serais pas surprise qu’elle existe pour vrai un jour. Et, même si je jubile, j’avoue que ça me fait peur un peu, cette réalité augmentée. Et si on devenait trop lâche pour se déplacer, maintenant que de plus en plus de choses nous sont accessibles, sans lever le petit doigt? Ça l’augmenterait encore plus le niveau d’obésité… surtout que la Génération C est plus à risque à ce phénomène.

Voici un exemple concret de ce que j’avance : pas plus tard qu’hier avait lieu l’Assemblée générale annuelle de ma caisse. Nous avons eu un souper et ensuite nous avons présenté, entre autres, les états financiers de la Caisse, le bilan de distinction coopérative, etc. J’ai utilisé un genre de concept de réalité augmentée pour la toute première fois dans l’histoire de la Caisse, puisque je publiais des statuts en direct de l’Assemblée, sur Facebook (pour les curieux : facebook.com/caissepopulairetrillium). J’ai eu bien du plaisir à le faire, mais en même temps je me disais : la technologie va tellement bien et surtout vite, qu’un jour je serai en mesure de voir, en version virtuelle (comme le phénomène de la panthère dans l’émission de Stéphane à Radio-Canada*), tous les gens qui suivaient l’Assemblée en ligne (et eux serait aussi en mesure de nous voir presque tous dans leur salon en plus).

Par contre, la réalité augmentée, je crois, aura sa place dans le monde des finances. Qu’il serait agréable de renouveler son prêt hypothécaire ou sa marge de crédit sans se déplacer, si par exemple il y a une tempête de neige ou un des enfants est malade et nous sommes coincés à la maison? Un petit click sur notre téléphone intelligent et nous apparaît une version virtuelle de notre conseiller en finances personnelles qui nous dit : Bonjour, comment puis-je vous aider?

* http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBAFH/LereveilNouvelleEcosseetTN201205100845.asx

Lettre à mon patron

Cher patron,

Lors d’une conversation que nous avons eu la semaine dernière, concernant le fait que vous n’étiez pas convaincu de l’importance d’avoir une page Facebook et d’être présent, pour notre caisse, sur d’autres plateformes de médias sociaux, voici ma réponse : parce que maintenant, nous avons la chance de mesurer efficacement le succès social de notre présence. À simple coût. Comment, vous dites? Selon plusieurs moyens et critères, que j’ai tout bonnement décidé de vous expliquer.

 – le nombre de références
Imaginez ! Par le biais d’une page Facebook, les adeptes peuvent partager et référer nos produits sans qu’on leur demande et en plus, leurs amis(es) peuvent le voir aussi !

 – la durée de l’engagement
Les gens nous aiment, nous trouvent intéressants, originaux? Alors ils vont consulter notre page Facebook et notre site Internet plus souvent et passer beaucoup de temps sur ces derniers. Le taux de l’engagement va nous permettre de savoir tout ça, et beaucoup plus.

 – le taux de rebonds
Ce taux va nous permettre de savoir combien de temps nos visiteurs restent sur nos pages. Si on apprend que les membres n’y restent pas longtemps, nous allons devoir renouveler leurs contenus, leurs interfaces, etc.  En résumé, il faudra les améliorer!

 – la taille du réseau
Celle-là, elle est facile : les gens restent avec nous ou nous quittent? On peut même trouver un moyen de savoir pourquoi ils nous ont quittés. Génial non?

 – le radio d’activité
Nous allons être en mesure de savoir qui fréquente le plus souvent, par exemple, notre page Facebook et qui sait, utiliser ces personnes comme des portes-paroles pour une campagne dans les médias sociaux et traditionnels?

 – les conversions
(Hum, je crois que je vais laisser tomber cet aspect de veille et ne pas lui mettre cette idée dans la tête. Je crois qu’il sera bien difficile de savoir si on fait des ventes par Facebook, par exemple, pour une institution financière. Je crois que je vais plus me concentrer sur notre notoriété dans les médias sociaux).

  – les mentions
Ces derniers permettent de suivre si notre marque et nos produits sont cités dans les médias sociaux. Négatif ou positif, de la publicité reste de la publicité !

 – la loyauté
À quelles fréquences les membres partagent nos contenus? Et surtout, quels contenus partagent-ils? On peut ainsi en apprendre plus sur les goûts de nos adeptes et l’exploiter à notre avantage. Pas fou comme idée, n’est-ce pas?

 

Alors patron, convaincu?

 P.S. Il faut comprendre que mon patron a un esprit cartésien : il est méthodique, rationnel, clair et logique. De mon côté, j’ai l’esprit un peu plus, disons, artistique, inventif et surtout, plus social. Je comprends donc que pour lui, avoir une présence sur les médias sociaux, ne vient pas tout naturel puisque ce n’est pas associé à aucune vente de produits et de service directes. Il me reste donc du pain sur la planche pour le convaincre d’investir dans une campagne, une expérience et surtout une stratégie complète de présence dans les médias sociaux.

 

* Billet inspiré par Gilles des Roberts, auteur des Dix mesures de la performance des médias sociaux.

 

 

Outils de veille : des noms originaux qui ont piqué ma curiosité

Je suis finalement de retour dans le superbe monde Web après quelques jours d’inaction dû à un service Internet qui ne fonctionnait pas. C’est dans des moments comme ceux-là qu’on se rend compte que nous sommes dépendants de la technologie 2.0.

Fait intéressant : j’ai eu le temps de penser à quels outils je voulais explorer cette semaine à la suite de la lecture du billet très intéressant (mais avec quelques fautes d’orthographes, dommage !) de Frédéric Gonzalo*. J’en suis venue à la conclusion suivante : puisque cette matière est nouvelle pour moi, pourquoi ne pas choisir des outils dont le nom me fait sourire? Autant s’amuser tout en apprenant. J’ai donc choisi de découvrir Social Bro, Sprout Social, et Zite.

Tout d’abord, je prends le temps de préciser que j’utilise déjà Google Alerts et Google Analytics et je les apprécie beaucoup. Ils sont faciles à utiliser, très précis et ils m’envoient l’information dont j’ai besoin, la plupart du temps (quand ce n’est pas des spam, mais ça arrivent pas trop souvent).

Social Bro

Avec celui-là, j’ai vraiment l’impression d’entrer dans un univers totalement masculin, à cause du nom, évidemment. Puisque c’est habituellement payant, je me suis inscrite à 15 jours d’essai gratuit. Par contre, il y a peut-être quelque chose que je n’avais pas compris, mais Social Bro fait juste, comme j’ai pu voir, une analyse pour Twitter. Comme je n’utilise pas beaucoup mon compte Twitter (je lis plus que je peux ‘’twitter’’), je n’ai vu aucune utilité à continuer de l’utiliser.

L’interface de Social Bro est par contre très intéressante et permet d’avoir une bonne idée des comptes ou des gens que je suis sur Twitter. On peut aussi directement écrire sur Twitter avec ce logiciel et même qu’éventuellement, j’aurais pu obtenir des trucs et astuces sur mon twittage, comme à quel moment il est plus opportun de publier, et beaucoup plus. La section aide du site est superbement bien faite et bien pratique. De plus, on peut même voir des détails comme le dernier twit d’une personne, membre de Twitter depuis combien de temps, combien de personnes cette personne influence, etc. Si j’utilisais Twitter à mon travail, par exemple, Social Bro mériterait certainement que je m’y attarde un peu plus. D’ailleurs, on peut même demander une analyse de nos compétiteurs : ça, c’est génial ! En passant, j’ai effacé mon compte Social Bro et on m’a demandé pourquoi. J’ai trouvé que c’était une belle attention de leur part quand même.

Allez hop ! Au suivant : Sprout Social (ha ha ha – sérieusement : qui nomme son logiciel avec le nom sprout? Ça fait prout, prout sprout)! Je divague : désolée 🙂

Bon, autre séance d’inscription d’une période d’essaie de 30 jours. J’ai tout de même joué sur le côté sécuritaire avant de m’inscrire et je leur ai demandé, parce que je trouvais que ce n’était pas clair, si je pouvais l’essayer sans m’abonner. Évidemment, cette assurance me donnait l’option d’annuler le service si je découvrais que ça ne me convenait pas. J’en ai aussi profité pour tester leur délai de réponse à un courriel d’information. Résultat? Réponse la journée d’après : service à la clientèle : check ! Un plus pour une compagnie qui est dans le merveilleux monde des médias sociaux.

Donc, Sprout Social est tout de même facile à utiliser mais j’ai rencontré quelques problèmes au départ. Premièrement, on me demandait si l’application pouvait contacter mes amis(es) Facebook en mon nom : j’ai eu toute la misère du monde à trouver comment les interdire de faire cette action. Je crois bien que j’ai réussi (j’espère !), sinon mes amis(es) Facebook me le diront bien. À part ce petit détail, j’adore cette application. On peut avoir un bon profil démographique des gens qui aiment notre page, qui partage nos statuts, quels statuts sont les plus populaires, combien de photos ont été publiées, etc. Je remarque donc, dans le cas de la page de la Caisse populaire Trillium, que les adeptes de ma page aiment bien quand je mets des photos qui impliquent des employés (engagement d’au moins 25 % à chaque fois !) et quand je parle ‘’moins’’ de nous, mais plus d’autres sujets. Les tirages et les publications d’emplois au sein de la Caisse obtiennent le plus de partages. Le site me permet aussi de voir que j’ai 49 % de mes adeptes qui sont des hommes contre 51 % des femmes.

De plus, j’ai découvert que la grande majorité de la clientèle qui ‘’aiment’’ ma page est âgée de 18 à 24 ans, mais que je n’ai aucun 13 à 17 ans qui l’aiment. Il faut que je trouve des moyens pour rejoindre cette clientèle ! Enfin, l’application m’a aussi permis de voir les statistiques des autres pages dont je suis la gestionnaire (Théâtre Tremplin et Zoom sur la bourse – Ottawa) : un plus pour le développement d’affaires et de la clientèle. J’aimerais bien m’abonner à ce service, au coût de 39 $ par mois pour la version de base. Il me reste juste à convaincre mon patron de son utilité, et croyez-moi, je n’aurai aucune difficulté à le faire.

Le dernier mais non le moindre : Zite. Alors là, je suis tombée en amour. Même si le mot me fait penser à un bouton, d’où la raison pour laquelle je l’ai choisi, je suis tout simplement charmée par cette application de contenu filtré. Je préfère d’ailleurs mieux Zite que StumbleUpon et Pinterest. Ne le dites pas trop fort : j’ai même désinstallé ce dernier… J’étais rendue avec beaucoup trop d’applications, qui souvent m’empêchaient de faire mes tâches quotidiennes, comme le ménage ou la vaisselle, parce que j’en avais trop à lire… Hum, attendez un instant : lire ou faire la vaisselle? Le choix est très facile à faire 🙂

* http://fredericgonzalo.com/2012/04/02/12-outils-pour-mieux-gerer-linfobesite-des-medias-sociaux/