Les natifs numériques : la génération du changement

Les moins de 25 ans, ou les natifs numériques, représentent, pour un très grande partie des entreprises et ce, peu importe le secteur d’affaires, LA génération à séduire. Ils sont, pour plusieurs, une vraie mine d’or.

Mais attention, ils sont plus revendicateurs, confiants, donc, par le fait même, mieux préparés à crier haut et fort les injustices dont ils se croient victimes. Ainsi, par la bande, ils sont moins influençables, et de surcroît, ils sont mieux informés et posent plus de questions sans se gêner.

Prenons par exemple le domaine dans lequel je travaille, soit les finances. Dans le cadre de mon travail comme conseillère en communications, il m’arrive souvent de côtoyer certains natifs numériques lors de présentations orales, sur le budget et le crédit, que je fais dans les écoles secondaires, en compagnie d’une de mes collègues. Lors de ces présentations, je réalise de plus en plus que les natifs numériques sont plus informés, tel que mentionné ci-haut, par le genre de questions précises qu’ils posent. Effectivement, un élève a déjà posé la question suivante : si la carte de crédit X a un taux d’intérêt de 13 %, votre carte de crédit a un taux d’intérêt de combien? Ça m’a un peu surpris de savoir qu’un jeune du secondaire connaissait par cœur le taux d’une carte de crédit quand, sans vouloir trop me prononcer à travers mon chapeau, la majorité des Canadiens ne serait même pas capable de nommer le taux d’intérêt sur leur carte de crédit. Enfin, moi, quand j’étais au secondaire, connaître le taux d’intérêt des cartes de crédit ne faisait pas partie de mes priorités.

Les natifs numériques, ceux et celles qui ont grandit avec Internet, sont plus revendicateurs, donc ne se gênent pas pour crier haut (et très fort!) les injustices dont ils se croient victimes. Quelques mots suffisent pour exprimer ce constat : la célèbre crise étudiante au Québec. En plus d’utiliser les médias sociaux comme moyen (très efficace) de propagande de leurs propos, les natifs numériques impliqués dans le conflit étudiant utilisaient les médias sociaux pour rassembler le plus grand nombre de personnes possibles. Et ce fût un succès puisque l’une des manifestations dépassait les 200 000 personnes : une des plus grandes manifestations étudiantes dans l’histoire du Québec, à ma connaissance. Je peux affirmer avec certitude que sans les médias sociaux, sans ces utilisateurs du web 2.0, la crise étudiante n’aurait pas pris cette proportion et n’aurait jamais durée aussi longtemps.

 LA génération à séduire? Et pourquoi pas? Les natifs numériques représentent, pour mon employeur, de futurs acheteurs de maison, qui auront des cartes de crédit, possèderont de l’épargne, de placements, et j’en passe. Les séduire? Pas si facile que ça. Ils sont sceptiques, nous mettent au défi et nous questionnent sans gêne. Ils me font parfois sentir comme si moi, quand j’avais leur âge (je me sens vieille tout d’un coup), je n’avais pas vécu  »dans le bon sens du monde »  puisque je n’ai pas fait partie intégrante de cette ère du web 2.0. Enfin, au moins, dans mon temps (ouch!), on passait beaucoup plus de temps à fouiller à la bibliothèque de l’université au lieu de chercher, bien confortablement dans le confort de son salon, sur Wikipedia ou Google, au moyen d’une tablette numérique.

Mais vous savez quoi? J’ai confiance en l’avenir avec les natifs numériques. Je crois qu’ils sauront changer le monde, un geste virtuel à la fois.

 

Publicités

Tout sur moi

Je suis en état de panique. Pas vous? Après avoir lu la documentation de la deuxième semaine de cours et surtout, après avoir écouté le blogue de Radio-Canada, je ne comprends pas pourquoi vous ne l’êtes pas. Allez, laissez-moi le plaisir de vous inviter dans ma bulle de panique…

1)      10 % des renseignements sur nous auraient été fournis par nous, le reste est donc créé par les autres;

2)      Un profil Facebook qui contient moins de 200 amis(es) est considéré privé. J’en ai plus de 400;

3)      Le mot de passe que j’utilise le plus souvent contient le surnom de mon père ET j’utilise ce mot de passe pour presque tous mes comptes (je n’ai pas une bonne mémoire);

4)      Des experts affirment que l’on a raison de se préoccuper des données qui circulent sur nous en ligne, car elles ne sont pas toujours protégées;

5)      Une compagnie est même venue à contrôler le nombre de courriels que les employés envoyaient par jour (à bien y penser, je pense que ça peut être une bonne idée);

6)      Et j’en passe…

Je.suis.désensibilisée. Voilà, je l’ai avoué. Ça fait du bien! J’ai toujours été très naïve de penser que toute l’information qui circulait sur Internet, spécialement par les médias sociaux, n’appartenait qu’à moi. En fait, naïve est peut-être un mot un peu fort : mal informée? Je ne me suis jamais posée la question non plus, jusqu’à ce jour, et croyez-moi, ma vie sur les médias sociaux va changer.

Je vais commencer par lire les sections qui traitent de confidentialité, en commençant par Facebook et Hotmail. Un grand ménage s’impose. J’avais par contre déjà commencé à le faire sur Facebook en effaçant régulièrement l’information que j’y mets (il y a de l’espoir), par exemple d’anciens statuts ou de vieilles photos, et j’avais aussi enlevé mon endroit de travail et les établissements scolaires que j’ai fréquentés. Un autre défi aussi sera d’avoir moins de 200 ami(es) sur Facebook. Ce sera difficile je crois, parce que je me pose constamment la question : ai-je vraiment besoin de rester en contact avec cette personne là? Et, la plupart du temps la réponse est  »non », mais d’un autre côté, je me dis : et si un jour elle pouvait m’aider, me rendre service? Enfin, j’ai quand même commencé à le faire depuis quelques mois et je suis passée de 550 amis(es) à  417 : un bon début.

Ensuite, je vais changer mes mots de passe (aïe aïe aïe ma mémoire!), ils sont bien trop faciles à deviner.

Finalement, je vais aussi sensibiliser les personnes qui m’entourent au sujet de la sécurité et la protection de la vie privée lors de l’utilisation des médias sociaux, comme mes neveux et mes nièces. Si moi j’ai été mal informée ou désensibilisée jusqu’à maintenant, je veux leur éviter que ça leur arrive.

Pour moi, la question posée en lien avec le blogue de la deuxième semaine, soit quels sont les moyens que je prends pour protéger ma vie privée et ma sécurité lorsque j’utilise les médias sociaux ou le Web en général, se traduit plutôt en quels seront les moyens que je prendrai. Merci de m’avoir ouvert les yeux ! J’espère qu’il n’est pas trop tard.

Les médias sociaux : le bien et le mal

L’utilisation des médias sociaux s’est accrue à travers les années, et, de surcroît, mon utilisation aussi. Lorsque j’étais à l’université, les médias sociaux n’existaient presque pas. Afin de trouver l’information dont j’avais besoin, je n’avais pas mes amis(es) sur Facebook pour m’aider; lorsque je voulais écouter de nouveaux artistes émergents, je n’avais pas Myspace; lorsque je me cherchais un emploi, je n’avais pas LinkedIn et lorsque je voulais écouter les nouvelles, je n’avais pas non plus Twitter.

Je me pose donc souvent et encore plus dernièrement cette question : les médias sociaux, un mal ou un bien? Je dirais que c’est un mal pour un bien.

Dans ma vie de tous les jours, maintenant, je ne pourrais pas vivre sans les médias sociaux. J’ai un compte Facebook, je regarde parfois Pinterest, je lis des gazouillis et je suis l’évolution de carrière de certains anciens (et présents !) collègues de travail sur LinkedIn. Je ne peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi. J’ai une pause, je regarde mes courriels, en dînant, je lis Facebook, en soupant… n’allons pas jusque là.

En fait, au souper, j’ai installé une règle à la maison, avec mon conjoint : pas de cellulaire pendant le repas. Avant de prendre cette décision, j’avais réalisé, un soir de semaine, que nous passions l’heure du souper sur nos cellulaires au lieu de se parler de nos journées, de nos plans pour la fin de semaine ou tout simplement jaser, de tout et de rien. Le côté maléfique des médias sociaux s’était installé à la maison et je n’aimais pas cela. Ainsi, depuis que nous n’utilisons plus nos cellulaires à l’heure des repas que nous prenons ensemble, vous vous en doutez bien, nous communiquons plus et même mieux.

Ne me méprenez pas : j’adore l’univers des médias sociaux. Facebook me permet de garder contact avec mes amis, ma famille, proche et éloignée, et des connaissances. J’aime également fouiner pour savoir ce qui se passe dans la vie des autres. Ne me jugez pas, je suis certaine que vous faites la même chose. Blague à part. J’aime bien aussi Pinterest, j’y trouve de belles recettes. J’adore Twitter, j’y trouve souvent de bons conseils et j’apprécie LinkedIn, pour parfois y lire des conversations intéressantes en lien avec mon domaine de travail : les communications. Mais parfois, trop c’est trop.

Un sevrage ?

On ne peut pas se le cacher : les médias sociaux ont envahi nos vies. Je peux affirmer avec certitude que je passe au moins, sinon plus, de deux à quatre heures par jour sur les médias sociaux, la semaine, et encore plus la fin de semaine. En plus, je n’ai même pas le temps de lire tout ce que j’aimerais lire, voir tout ce que j’aimerais voir et garder contact avec tous ceux avec qui j’aimerais garder contact !

Le temps me manque : entre le boulot, les repas, les exercices et le dodo, pour lire et voir tout ce qui m’intéresse. Et je n’ai même pas d’enfants ! Imaginez si j’en avais : je mettrais certainement les priorités à la bonne place (mais ça, c’est une autre histoire, un autre blogue peut-être?).

Après réflexion sur le sujet, je vous lance un défi : pourriez-vous vivre, pour une fin de semaine, sans médias sociaux? Je serais prête à essayer. Mais d’abord, je vais devoir l’écrire sur mon statut Facebook, le diffuser sur Twitter, trouver une manière de parler de ce défi sur photo (il ne faut pas oublier Pinterest) et publier, après coup, une chronique, pour discussion, sur LinkedIn.

Après tout, je vais avoir besoin d’encouragements et surtout, de félicitations!