Ce que j’aurais fait de plus : Lassonde 2012

J’ai bien aimé lire le blogue d’Antoine Dupin* : La gestion de Lassonde sur les médias sociaux. C’est un blogue très intéressant, vivant et surtout, pertinent. Ce que je trouve bizarre par contre est qu’avant de lire ce blogue, je n’avais pas entendu parler de cette histoire. Faut croire que je ne vois pas tous les statuts de mes amis(es) et connaissances parce que je connais au moins une dizaine de personnes qui ne se seraient pas gênées pour partager et surtout critiquer négativement cette histoire-là. Parfois, je trouve que les gens partagent plus et facilement les histoires négatives. Enfin, c’est une toute autre histoire.

Sur la situation

Donc, en lisant le blogue de M. Dupin, je suis bien d’accord de dire que la compagnie Lassonde s’est est quand même bien sortie. Bravo pour la visite du président chez Mme Kudzman : tout simplement brillant.

Il y a effectivement une chose que j’aurais fais différemment par contre. Si je me fie à l’historique présenté par M. Dupin, le premier commentaire négatif est apparu autour de 9 h le matin. Il a fallu toute une journée pour que Lassonde réplique quelque chose : une grave erreur ! En fait, je vois ça comme une erreur d’amateur qui ne s’y connait pas trop en médias sociaux. Est-ce que l’équipe de communications se sont dit : n’avertissons pas le président tout de suite. Attendons voir ce qui se passe. Enfin, je crois que Lassonde le sait maintenant : même si nous sommes en congé de Pâques, il faut avoir une veille des médias sociaux en place. Le monde des médias sociaux est une grande ruche autour de laquelle tourne de nombreuses abeilles (les internautes) prêtes à sauter sur n’importe quelle histoire négative, de la partager et encore plus d’exprimer leur point de vue à qui veut l’entendre, au plus grand auditoire possible.

Et après?

Après, j’aurais fait ce que toute compagnie devrait faire, logiquement : réparer les pots cassés. J’aurais fait produire de nombreux outils promotionnels aux couleurs de la compagnie, en mettant l’emphase sur le fait que c’est une compagnie canadienne, afin de faire comprendre aux gens que la compagnie ne va pas nulle part, malgré tout ce qui tourne de négatif autour de cette histoire. Aussi, j’aurais augmenté mon budget de commandites, participer à un très grand nombre de festival (kiosque compris), publié un rapport social dans les journaux, faisant état des dons qu’à remis l’entreprise (si je me souviens bien, Lassonde a déjà été commanditaire de certains clubs de soccer au Québec), et surtout, je ferais sortir mon président plus souvent ou, dans le cas de la photo affiché sur Facebook, le chef de l’exploitation, Jean Gattuso. Les gens le connaissent plus maintenant, alors il devrait en profiter pour aller au devant de, comme disait mon père, au lieu de rester derrière son bureau.

Aussi, j’en aurais profité pour refaire mon site Internet : il est platte, sans vie, non intéressant et ne reflète pas vraiment le vrai standing d’une compagnie comme Lassonde (allez voir, ça vaut la peine : http://www.lassonde.com).

Je vous invite également à faire une recherche Google avec le mot-clé Lassonde… Cette saga ne se retrouve pas dans les premiers choix d’articles ou de site Web. Une réussite de la compagnie, qui a bien écarté la crise!

Finalement, j’ai été très impressionnée de voir que la compagnie Lassonde avait engagée Michelle Blanc, consultante, conférencière et auteure (spécialisée en réflexions, veille, stratégies de destion et marketing Internet – ouf, quel titre ! –), après leur première mauvaise expérience sur les médias sociaux.

D’ailleurs, dans son blogue du 10 avril 2012**, Mme Blanc ne se gène pas pour le dire qu’elle a été engagé par Lassonde. Elle fait d’ailleurs une bonne blague : Je « suis fière des débuts de mon client, M. Gattuso, sur son blogue et sur Twitter (malgré le fait qu’il soit complètement dans le jus (…) ». Lassonde, dans le jus, get it? :)

Je vous quitte en vous laissant sur un commentaire très intéressant de François S., publié le mercredi 11 avril, à la suite du blogue de Mme Blanc : Ce qui m’attriste, c’est que ça tombe sur une compagnie d’ici, qui avait jusqu’à maintenant une feuille de route quasi impeccable via son profil bas (peu de gens connaissaient vraiment Lassonde tout en consommant allègrement de leur produits.) Nous sommes à une époque où les gens ont envie d’en découdre, se cherchent des combats. C’est bien correct. Mails il faut aussi savoir s’arrêter et ne pas trop s’acharner. Boycotter Oasis, comme l’a recommandé Guy A. Lepage, suivi par des milliers d’autres? Les concurrents sont Pepsico et Coca-Cola. Si on sortait la feuille de route judiciaire de ces grosses corporations, juste pour voir? Pourtant, ce sont eux qui vont bénéficier de ce boycott, surtout pas les 700 familles que Lassonde emploie au Québec.

C’est exactement ce que j’ai dit plus haut et ce, sans avoir lu le commentaire de François S. avant : n’est-ce pas merveilleux?!😉

* http://www.carrementplus.net/2012/04/10/la-gestion-de-crise-de-lassonde-sur-les-medias-sociaux/

** http://www.michelleblanc.com/tag/deborah-kudzman/

Réalité augmentée : le positif et le négatif

 

En faisant les lectures de cette semaine, je suis restée surprise : j’avais déjà imaginé des situations de réalité augmentée dans le passé et ce, bien avant que la technologie des téléphones intelligents ne soit sur le marché. Rien de trop extravagant quand même, mais je m’en tape quand un peu les bretelles.

Vous êtes prêts à être ébloui par mon idée de génie? Vous êtes assis? Allons-y.

Imaginez-vous en voiture, vous vagabondez tranquillement sur l’autoroute, vous chantez à tue-tête votre chanson préférée… tout va bien. Vous prenez votre temps puisque vous n’êtes pas pressé. Un moment donné, vous décidez quand même de dépasser une grosse et longue caravane devant vous : vous n’êtes pas pressé, mais rouler 80 km à l’heure dans une zone de 90 km est un peu trop lent. Ainsi, pendant que vous êtes en train de faire ce dépassement, vous voyez arriver dans votre rétroviseur une autre voiture qui elle, roule à plus de 130 km à l’heure. Excusez l’expression : elle vous colle au cul. Pourtant, la voiture voit bien que vous êtes en train de dépasser la grosse caravane, donc que vous ne pouvez pas accélérer trop, de peur de vous faire prendre par la police pour excès de vitesse (vous roulez 100 km à l’heure pour dépasser la caravane, soit dit en passant).

Soudainement le chauffeur s’impatiente et vous colle encore plus au cul (scusez-la). Vous faites quoi? Parce que le chauffeur commence royalement à vous taper sur les nerfs. Vous vous en doutez, freiner ne vous avantage pas et accélérer non plus (n’oublions pas la possibilité de présence policière). Rien faire ne fait pas parti de la solution (question d’orgueil). C’est exactement à ce moment-là que ma solution de réalité augmentée à fait surface : et si j’étais capable, un jour, de parler directement à la personne qui est derrière moi pour lui dire, gentiment de surcroît, de décoller de mon derrière de voiture? Ça, ça serait le summum de la réalité augmentée : entrer le numéro de plaque d’une voiture qui est devant ou derrière nous pour parler directement au chauffeur par le biais d’une machine installée dans les voitures. Je jubile d’avance.

Un peu fou comme idée? Peut-être. Mais je ne serais pas surprise qu’elle existe pour vrai un jour. Et, même si je jubile, j’avoue que ça me fait peur un peu, cette réalité augmentée. Et si on devenait trop lâche pour se déplacer, maintenant que de plus en plus de choses nous sont accessibles, sans lever le petit doigt? Ça l’augmenterait encore plus le niveau d’obésité… surtout que la Génération C est plus à risque à ce phénomène.

Voici un exemple concret de ce que j’avance : pas plus tard qu’hier avait lieu l’Assemblée générale annuelle de ma caisse. Nous avons eu un souper et ensuite nous avons présenté, entre autres, les états financiers de la Caisse, le bilan de distinction coopérative, etc. J’ai utilisé un genre de concept de réalité augmentée pour la toute première fois dans l’histoire de la Caisse, puisque je publiais des statuts en direct de l’Assemblée, sur Facebook (pour les curieux : facebook.com/caissepopulairetrillium). J’ai eu bien du plaisir à le faire, mais en même temps je me disais : la technologie va tellement bien et surtout vite, qu’un jour je serai en mesure de voir, en version virtuelle (comme le phénomène de la panthère dans l’émission de Stéphane à Radio-Canada*), tous les gens qui suivaient l’Assemblée en ligne (et eux serait aussi en mesure de nous voir presque tous dans leur salon en plus).

Par contre, la réalité augmentée, je crois, aura sa place dans le monde des finances. Qu’il serait agréable de renouveler son prêt hypothécaire ou sa marge de crédit sans se déplacer, si par exemple il y a une tempête de neige ou un des enfants est malade et nous sommes coincés à la maison? Un petit click sur notre téléphone intelligent et nous apparaît une version virtuelle de notre conseiller en finances personnelles qui nous dit : Bonjour, comment puis-je vous aider?

* http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBAFH/LereveilNouvelleEcosseetTN201205100845.asx

Lettre à mon patron

Cher patron,

Lors d’une conversation que nous avons eu la semaine dernière, concernant le fait que vous n’étiez pas convaincu de l’importance d’avoir une page Facebook et d’être présent, pour notre caisse, sur d’autres plateformes de médias sociaux, voici ma réponse : parce que maintenant, nous avons la chance de mesurer efficacement le succès social de notre présence. À simple coût. Comment, vous dites? Selon plusieurs moyens et critères, que j’ai tout bonnement décidé de vous expliquer.

 – le nombre de références
Imaginez ! Par le biais d’une page Facebook, les adeptes peuvent partager et référer nos produits sans qu’on leur demande et en plus, leurs amis(es) peuvent le voir aussi !

 – la durée de l’engagement
Les gens nous aiment, nous trouvent intéressants, originaux? Alors ils vont consulter notre page Facebook et notre site Internet plus souvent et passer beaucoup de temps sur ces derniers. Le taux de l’engagement va nous permettre de savoir tout ça, et beaucoup plus.

 – le taux de rebonds
Ce taux va nous permettre de savoir combien de temps nos visiteurs restent sur nos pages. Si on apprend que les membres n’y restent pas longtemps, nous allons devoir renouveler leurs contenus, leurs interfaces, etc.  En résumé, il faudra les améliorer!

 – la taille du réseau
Celle-là, elle est facile : les gens restent avec nous ou nous quittent? On peut même trouver un moyen de savoir pourquoi ils nous ont quittés. Génial non?

 – le radio d’activité
Nous allons être en mesure de savoir qui fréquente le plus souvent, par exemple, notre page Facebook et qui sait, utiliser ces personnes comme des portes-paroles pour une campagne dans les médias sociaux et traditionnels?

 – les conversions
(Hum, je crois que je vais laisser tomber cet aspect de veille et ne pas lui mettre cette idée dans la tête. Je crois qu’il sera bien difficile de savoir si on fait des ventes par Facebook, par exemple, pour une institution financière. Je crois que je vais plus me concentrer sur notre notoriété dans les médias sociaux).

  – les mentions
Ces derniers permettent de suivre si notre marque et nos produits sont cités dans les médias sociaux. Négatif ou positif, de la publicité reste de la publicité !

 – la loyauté
À quelles fréquences les membres partagent nos contenus? Et surtout, quels contenus partagent-ils? On peut ainsi en apprendre plus sur les goûts de nos adeptes et l’exploiter à notre avantage. Pas fou comme idée, n’est-ce pas?

 

Alors patron, convaincu?

 P.S. Il faut comprendre que mon patron a un esprit cartésien : il est méthodique, rationnel, clair et logique. De mon côté, j’ai l’esprit un peu plus, disons, artistique, inventif et surtout, plus social. Je comprends donc que pour lui, avoir une présence sur les médias sociaux, ne vient pas tout naturel puisque ce n’est pas associé à aucune vente de produits et de service directes. Il me reste donc du pain sur la planche pour le convaincre d’investir dans une campagne, une expérience et surtout une stratégie complète de présence dans les médias sociaux.

 

* Billet inspiré par Gilles des Roberts, auteur des Dix mesures de la performance des médias sociaux.

 

 

Outils de veille : des noms originaux qui ont piqué ma curiosité

Je suis finalement de retour dans le superbe monde Web après quelques jours d’inaction dû à un service Internet qui ne fonctionnait pas. C’est dans des moments comme ceux-là qu’on se rend compte que nous sommes dépendants de la technologie 2.0.

Fait intéressant : j’ai eu le temps de penser à quels outils je voulais explorer cette semaine à la suite de la lecture du billet très intéressant (mais avec quelques fautes d’orthographes, dommage !) de Frédéric Gonzalo*. J’en suis venue à la conclusion suivante : puisque cette matière est nouvelle pour moi, pourquoi ne pas choisir des outils dont le nom me fait sourire? Autant s’amuser tout en apprenant. J’ai donc choisi de découvrir Social Bro, Sprout Social, et Zite.

Tout d’abord, je prends le temps de préciser que j’utilise déjà Google Alerts et Google Analytics et je les apprécie beaucoup. Ils sont faciles à utiliser, très précis et ils m’envoient l’information dont j’ai besoin, la plupart du temps (quand ce n’est pas des spam, mais ça arrivent pas trop souvent).

Social Bro

Avec celui-là, j’ai vraiment l’impression d’entrer dans un univers totalement masculin, à cause du nom, évidemment. Puisque c’est habituellement payant, je me suis inscrite à 15 jours d’essai gratuit. Par contre, il y a peut-être quelque chose que je n’avais pas compris, mais Social Bro fait juste, comme j’ai pu voir, une analyse pour Twitter. Comme je n’utilise pas beaucoup mon compte Twitter (je lis plus que je peux ‘’twitter’’), je n’ai vu aucune utilité à continuer de l’utiliser.

L’interface de Social Bro est par contre très intéressante et permet d’avoir une bonne idée des comptes ou des gens que je suis sur Twitter. On peut aussi directement écrire sur Twitter avec ce logiciel et même qu’éventuellement, j’aurais pu obtenir des trucs et astuces sur mon twittage, comme à quel moment il est plus opportun de publier, et beaucoup plus. La section aide du site est superbement bien faite et bien pratique. De plus, on peut même voir des détails comme le dernier twit d’une personne, membre de Twitter depuis combien de temps, combien de personnes cette personne influence, etc. Si j’utilisais Twitter à mon travail, par exemple, Social Bro mériterait certainement que je m’y attarde un peu plus. D’ailleurs, on peut même demander une analyse de nos compétiteurs : ça, c’est génial ! En passant, j’ai effacé mon compte Social Bro et on m’a demandé pourquoi. J’ai trouvé que c’était une belle attention de leur part quand même.

Allez hop ! Au suivant : Sprout Social (ha ha ha – sérieusement : qui nomme son logiciel avec le nom sprout? Ça fait prout, prout sprout)! Je divague : désolée :)

Bon, autre séance d’inscription d’une période d’essaie de 30 jours. J’ai tout de même joué sur le côté sécuritaire avant de m’inscrire et je leur ai demandé, parce que je trouvais que ce n’était pas clair, si je pouvais l’essayer sans m’abonner. Évidemment, cette assurance me donnait l’option d’annuler le service si je découvrais que ça ne me convenait pas. J’en ai aussi profité pour tester leur délai de réponse à un courriel d’information. Résultat? Réponse la journée d’après : service à la clientèle : check ! Un plus pour une compagnie qui est dans le merveilleux monde des médias sociaux.

Donc, Sprout Social est tout de même facile à utiliser mais j’ai rencontré quelques problèmes au départ. Premièrement, on me demandait si l’application pouvait contacter mes amis(es) Facebook en mon nom : j’ai eu toute la misère du monde à trouver comment les interdire de faire cette action. Je crois bien que j’ai réussi (j’espère !), sinon mes amis(es) Facebook me le diront bien. À part ce petit détail, j’adore cette application. On peut avoir un bon profil démographique des gens qui aiment notre page, qui partage nos statuts, quels statuts sont les plus populaires, combien de photos ont été publiées, etc. Je remarque donc, dans le cas de la page de la Caisse populaire Trillium, que les adeptes de ma page aiment bien quand je mets des photos qui impliquent des employés (engagement d’au moins 25 % à chaque fois !) et quand je parle ‘’moins’’ de nous, mais plus d’autres sujets. Les tirages et les publications d’emplois au sein de la Caisse obtiennent le plus de partages. Le site me permet aussi de voir que j’ai 49 % de mes adeptes qui sont des hommes contre 51 % des femmes.

De plus, j’ai découvert que la grande majorité de la clientèle qui ‘’aiment’’ ma page est âgée de 18 à 24 ans, mais que je n’ai aucun 13 à 17 ans qui l’aiment. Il faut que je trouve des moyens pour rejoindre cette clientèle ! Enfin, l’application m’a aussi permis de voir les statistiques des autres pages dont je suis la gestionnaire (Théâtre Tremplin et Zoom sur la bourse – Ottawa) : un plus pour le développement d’affaires et de la clientèle. J’aimerais bien m’abonner à ce service, au coût de 39 $ par mois pour la version de base. Il me reste juste à convaincre mon patron de son utilité, et croyez-moi, je n’aurai aucune difficulté à le faire.

Le dernier mais non le moindre : Zite. Alors là, je suis tombée en amour. Même si le mot me fait penser à un bouton, d’où la raison pour laquelle je l’ai choisi, je suis tout simplement charmée par cette application de contenu filtré. Je préfère d’ailleurs mieux Zite que StumbleUpon et Pinterest. Ne le dites pas trop fort : j’ai même désinstallé ce dernier… J’étais rendue avec beaucoup trop d’applications, qui souvent m’empêchaient de faire mes tâches quotidiennes, comme le ménage ou la vaisselle, parce que j’en avais trop à lire… Hum, attendez un instant : lire ou faire la vaisselle? Le choix est très facile à faire :)

* http://fredericgonzalo.com/2012/04/02/12-outils-pour-mieux-gerer-linfobesite-des-medias-sociaux/

Gestionnaire de communauté : un métier qui s’apprend

Je suis, depuis peu, celle que le conseil d’administration de ma caisse a nommé ’responsable des médias sociaux. Je peux presque fièrement me nommer gestionnaire de communauté 2.0. Je dis  »presque », parce qu’il m’en reste beaucoup à apprendre. Je suis comme à l’état enfant du processus : il me reste beaucoup de croutes à manger avant de devenir une gestionnaire adulte!

La populaire phrase :  »On n’a qu’une chance pour de faire bonne impression » est aussi bonne dans la vraie vie que sur le Web. D’ailleurs, sur le site Web de Motion In Design,  »en tant qu’entreprise, chacune de ses impressions compte et modifie la nature de la relation avec sa clientèle. Aujourd’hui, cette relation se construit également sur le web. Ainsi, vaut mieux être bien entraîné pour assurer une présence web assidue et de qualité. »*

La compagnie Motion In Design énumère également de façon très intéressante les qualités d’un bon gestionnaire de communauté en cinq points. Je suis déjà à moitié chemin. Voici ce qu’elle en dit :

1 – Se fixer des objectifs clairs et mesurables.
J’aimerais me rendre à 200 adeptes d’ici la fin de l’année sur ma page Facebook (je suis à 160 en ce moment). J’aimerais attendre cet objectif sans l’utilisation d’un concours pour augmenter mon nombre d’adepte (simplement par orgueil).

2 – Assurer une présence continue sur le web
Ça, j’ai commencé à le faire dernièrement : j’écris au moins trois statuts par semaine, et très souvent, ils sont accompagnés de photos puisque les gens sont plus portés à te lire si tu mets des photos, d’après moi (d’où l’importance d’avoir un visuel intéressant). Je trouve ça encore plus pratique et facile écrire trois statuts par semaine depuis que j’ai découvert que je pouvais les écrire en avance (d’où l’importance d’avoir un calendrier de publication!).

3 – Susciter l’interaction au sein de la communauté
C’est avec cette partie que j’ai le plus de difficulté. Même si je pose des questions, les gens me répondent rarement (pour être honnête, jamais). Je demande aux employés de commenter sur mes statuts afin de partir la discussion (et ça ne fonctionne toujours pas). Je vais donc devoir trouver ce qui ‘’allume’’ les adeptes de ma page. D’ailleurs, Motion In Design donne un excellent truc : s’inspirer de l’actualité pour susciter la discussion. Je vais essayer ça c’est certain.

4 – Faire une veille stratégique
Je suis contente de voir que je le fais déjà. Je suis même abonnée au service de Google Alerts avec ma Caisse, mais aussi avec le Mouvement Desjardins. Des exemples de nouvelles de Desjardins m’inspirent d’ailleurs des projets que je peux transposer dans ma Caisse.

5 – Êtes conscients des répercussions et être prêt à gérer les crises
Je n’ai pas encore eu à gérer une grosse crise 2.0 encore. J’espère ne pas en avoir la chance… Quoiqu’un individu a déjà écrit un commentaire négatif sur l’une de mes pages. Tout ce que j’ai fait, c’est de ne pas lui répondre (croyez-moi, ça ne valait pas la peine) et d’écrire quelques statuts chaque jour afin de placer son commentaire au bas de la page. Je n’ai pas non plus effacé son commentaire. Il faut croire que j’avais déjà quelques notions sur le Web 2.0 puisque partout on nous dit de ne pas effacer un commentaire et de s’assumer (tout dépend du commentaire, évidemment).

 Des gestionnaires hors-pairs

La page Facebook et le compte Twitter du Mouvement Desjardins sont gérés par une petite mais très belle équipe (compétence de surcroît!). Je suis attentivement ce qui se passe sur la page Facebook (plus particulièrement) et je suis souvent étonnée des réponses des gestionnaires de communauté 2.0. Mais, faut bien le préciser, étonnée positivement. Ces gens ont le flair pour écrire de bonnes réponses aux commentaires, même les négatifs et ils effectuent une veille efficace de leur page et de leur présence dans les médias sociaux. Ils vont même jusqu’au point de nous avertir de problèmes 2.0 potentiels à venir : des gens efficaces! Ils assurent également une excellente présence de Desjardins dans les médias sociaux.

Enfin, afin de nous appuyer, ils ont même été jusqu’à créer un Centre d’expertise en médias sociaux (CEMS) du Mouvement Desjardins. Ce Centre, fondé sous forme de groupe privé sur Facebook, nous permet d’avoir plusieurs trucs et astuces pour nos pages Facebook en caisse. 

J’ai maintenant tout ce dont j’ai besoin pour devenir une bonne gestionnaire de communauté. Il me reste juste à trouver du temps pour le faire (parce que mon emploi ne se résume pas juste à ça). Quelqu’un en a à vendre?

 * http://www.motionindesign.com/bon-gestionnaire-de-communaute-en-5-points/

J’ai peur pour l’avenir de l’éthique

Il ne fait pas mettre tous les œufs dans le même panier, mais j’ai peur pour l’avenir de l’étique, au travail et au niveau personnel, dans ce monde 2.0, en analysant entre autres ce que mes neveux et nièces écrivent sur Facebook.

Bon, premièrement, je sais qu’ils ne devraient pas être sur Facebook à l’âge qu’ils ont, mais pour le bien de ce blogue, faisons comme s’ils avaient l’âge d’y être et laissons de côté ce petit détail.

François (nom fictif) a 12 ans. Il est assez grand et fait de l’embonpoint. Antoine (nom fictif), 14 ans, est petit et mince. Ils sont donc mes amis sur Facebook. Mercredi dernier, Antoine a écrit sur son statut : ‘’Si vous continuez de faire de l’intimidation à mon frère (François), je vous montre mes poings.’’ Un peu raide comme commentaire… le poil m’a littéralement levé sur les bras.

Je n’ai pas attendu de voir les répercussions d’un commentaire comme celui-là et j’ai donc contacté ma sœur pour lui dire que son fils ne devrait pas écrire ce genre de statut sur Facebook, ou nulle part ailleurs. Par le temps que ma sœur fasse son avertissement, soit environ 15 minutes après la publication du commentaire sur le coup de poing, une ‘’guerre 2.0’’ avait eu le temps de pogner sur Facebook entre mes neveux et leurs amis(es), à la suite d’un commentaire très désobligeant et irrespectueux de Jenny : ‘’Ton frère est pas capable de se défendre tu seul?’’. La goutte qui a fait débordée le vase. Une liste de commentaires s’en est suivie, soit une série Tg (ta gueule), de Vc (vachier), t’es conne, de ferme-là, etc. L’éthique 2.0 s’était malheureusement absentée pour quelques minutes dans la vie de mes neveux et de leurs amis(es), mais j’espère qu’elle reviendra rapidement faire son tour.

L’éthique : ça s’enseigne !

J’ai la ferme intention d’avoir une discussion avec mes neveux et nièces lors de ma prochaine visite à Québec, car ce n’était pas la première fois que je voyais ce genre de conversation entre eux sur Facebook, et ça me brise le cœur et ça m’inquiète pour leur avenie. Je suis également certaine que ce genre de situation n’arrive pas juste dans MA cours.

Ainsi, la prochaine fois que je serai en leur présence, je devrai faire une ‘’grande’’ tante de moi-même et leur expliquer qu’il faut faire preuve de bon sens quand on écrit des commentaires ou des statuts sur Facebook, qu’il faut être poli (même si ce n’est pas nous qui a commencé) et que chaque commentaire peut entacher très négativement notre réputation et, faut le mentionner, assez rapidement. Et que dire des fautes… mais ça, c’est une toute autre histoire.

Protection de leur vie privée

Je remarque aussi dernièrement que ces jeunes adolescents ne protègent pas leur vie privé : ils échangent, entre autres, leur numéro de cellulaire sur leur mur Facebook. J’ai même déjà vu une adresse domiciliaire.

Non, il ne faut pas mettre les œufs dans le même panier, ce ne sont pas tous les jeunes qui sont pareils, mais voir une situation comme celle énumérée ci-haut ne me donne pas totalement confiance en l’avenir et surtout, en l’éthique personnelle.

Enfin, afin de pousser plus loin ma réflexion, si ces jeunes sont capables de faire ce genre de commentaire dans leur vie personnelle, même à 12 ou 14 ans, ce sera quoi sur le marché du travail lorsque leur futur patron prendra une décision qu’ils ne vont pas aimer?

J’ose croire que la maturité frappera à leur porte, et vite, car la vie et le monde 2.0 leur réserve de grandes surprises.

Comme un journaliste

Dans une autre vie, j’ai été journaliste en presse écrite. Ouep. Un gros 1 an et 8 mois dans un journal francophone de Sudbury, où j’écrivais en moyenne 6-10 articles par semaine. Le Voyageur est un journal hebdomadaire, ce qui donnait souvent le temps d’avoir des articles de qualité en surtout, des articles dont les sujets étaient approfondis et bien recherchés.

Pourtant, tout en ayant cette opportunité d’avoir des articles approfondis et recherchés, nous, les journalistes, nous devions nous adapter à nos lecteurs. Ce que je me rappelle, c’est que nos lecteurs étaient de niveau 2 à 3, ce qui veut dire qu’il fallait utiliser un langage familier que les gens pouvaient bien comprendre sans trop se forcer. Il n’y a rien de négatif dans le fait d’être un lecteur de niveau 2 à 3, au contraire : j’utilise simplement une notion que j’ai jadis apprise en formation, soit que les gens de niveau 1 utilisent un langage plus intellectuel et compliqué que les gens de niveau 5. Vous comprenez dont que le lecteur qui est de niveau 2 à 3 est un lecteur moyen (ni trop intellectuel, ni trop stupide) : lire également entre les lignes, un lecteur pressé.

Donc, au cours de ma (courte) carrière en journaliste de presse écrite, j’ai écris de nombreux articles qui débutaient toujours avec le même genre de paragraphe qu’on appelle un lead. Bien sûr, il y avait le surtitre (si nécessaire), le titre, la date et l’endroit et le fameux lead (souvent en gras dans les articles), qui parfois me donnait mal à la tête. Pourquoi? Parce que ce dernier est un paragraphe très court qui regroupe l’information suivante : qui, quoi, quand et où. Le comment vient souvent après. Facile à écrire, vous vous dites? Pas tant que ça. Un de mes défauts était de trop vouloir en dire dans le lead, ce qui avait un gros risque de perdre l’intérêt du lecteur.

Ainsi, pour revenir à un petit détail exprimé ci haut, le lecteur d’un niveau 2 ou 3 est un lecteur pressé : un lecteur qui lit le lead et qui poursuit la lecture de l’article si le sujet l’intéresse, ou sautait à l’article suivant dans le cas contraire. Donc, il était tout à mon avantage d’écrire un bon lead si je voulais que mon article soit lu !

Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas? Bingo! Vous l’avez trouvé : écrire un lead dans un article de presse écrite revient presque au même que de communiquer ses idées sur Facebook ou par le biais de Twitter. Il fallait que mon contenu soit concis, clair, précis et orienté vers l’action (pour attirer l’attention du lecteur), que le lead soit aussi pertinent, utile et intéressant (en répondant au qui, quoi, quand et où), également familier, professionnel et facile à comprendre (pour rejoindre les gens de niveau 2 ou 3) et exempt de jargon des entreprises ou des personnes dont il était question dans l’article (pour éviter l’incompréhension).

Ainsi, sans trop m’en douter, mes années de journaliste en presse écrite étaient en fait d’excellentes pratiques pour le futur (lire ici le ‘’maintenant’’), pour les médias sociaux pour être plus précise. À savoir que des années d’expériences, dans des emplois qui à priori ne nous ont pas trop intéressés au départ, nous apportent des connaissances que nous pouvons réutiliser aujourd’hui va constamment continuer de me surprendre. Qui sait si mon  expérience de travail de 9 mois comme commis de plancher dans une pharmacie ne me servira pas un jour? Seul l’avenir me le dira :)